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La CCNT a 40 ans

02.12.2014

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention collective nationale de travail (CCNT) pour l’hôtellerie-restauration suisse en 1974, les représentants des travailleurs et des employeurs poursuivent les mêmes objectifs. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Il est donc d’autant plus intéressant, aujourd’hui, de revenir sur l’histoire d’un succès qui perdure depuis 40 ans et grâce auquel le secteur peut désormais proposer des conditions générales attrayantes aux collaborateurs et entreprises, tout en favorisant leur professionnalisme avec des offres de formation et de perfectionnement largement subventionnées.

La CCNT célèbre son 40e anniversaire sous le slogan «CCNT – bonne pour tous». À ce jour, plus de 200 000 salariés employés par quelque 27 000 entreprises profitent des avantages sociaux obtenus. Les associations de travailleurs, composées de Hotel&Gastro Union, Unia et Syna, sont, aux côtés des associations patronales GastroSuisse, hotelleriesuisse et SCA Swiss Catering Association, veillent à garantir des conditions de travail modernes et à promouvoir le professionnalisme dans le secteur suisse de l’hôtellerie-restauration. La CCNT offre ainsi une couverture sociale solide.

L’union fait la force

Le secteur se voit régulièrement confronté à des défis périlleux sur le plan économique. En 1974, lorsque la première convention collective nationale de travail est signée, la Suisse subit les effets du choc pétrolier de 1973. Plus tard, la crise financière de 2008 n’épargne guère davantage le pays. Aujourd’hui, le secteur se débat avec la fermeté du franc. Tous ces évènements mettent régulièrement le partenariat social à l’épreuve. Les partenaires contractuels sont toutefois d’avis que ces obstacles, précisément, sont indispensables à la stabilité de leur relation. «Il est essentiel que les représentants des travailleurs et des employeurs s’engagent dans un dialogue actif visant à favoriser la compréhension mutuelle et, partant, la recherche de solutions probantes. Cette approche garantit l’émergence d’une situation de gagnant pour toutes les parties prenantes» explique Peter Hohl, président de la commission paritaire de surveillance. Grâce à la convention collective nationale de travail, le secteur est capable de proposer des conditions d’embauche modernes et conformes au marché ainsi que des conditions générales équitables qui assurent sa compétitivité sur le marché. Il est également en mesure de garantir l’avenir professionnel des cadres par une offre de formation et de perfectionnement largement subventionnée et de permettre un partenariat social stable basé sur des règles du jeu clairement définies.

Développement progressif

Cette réussite a toutefois été précédée par un difficile bras de fer entre les organisations d’employeurs et de travailleurs: Union Helvetia déploie, dès 1917, de premiers efforts en faveur d’une convention collective de travail. En 1919, et malgré d’interminables discussions accompagnées de menaces de grèves, la première CCNT est ratifiée sur intervention du Conseil fédéral. Celle-ci restera en vigueur jusqu’en 1921 sans autre renouvellement. En 1947, les relations sociales sont réglées par une convention collective de travail «multivilles» valable à Zurich, Berne, Bâle et Lausanne. Compte tenu de son succès, d’autres villes concluent des conventions similaires. En 1954, une convention «multirégions» définit les conditions de travail dans les régions qui ne disposaient à ce jour d’aucune CCT. En 1988, l’égalité entre les hommes et les femmes fait un bond en avant avec l’introduction de salaires minimaux pour tous les employés du secteur suisse de l’hôtellerie et de la restauration, sans distinction du sexe. Les cheffes et chefs entrent eux aussi dans la sphère d’influence de la CCT. Le caractère contraignant de la convention est reconnu dix ans plus tard. Les congés de cinq semaines sont introduits en octobre 2010, les programmes de formation et de perfectionnement sont largement subventionnés et, depuis le 1er janvier 2012, tous les employés perçoivent un 13e mois de salaire à partir du premier jour ouvré. Pour soutenir les développements bénéfiques aux salariés et aux employeurs, les partenaires sociaux se rencontrent régulièrement et, à cette occasion, s’engagent ensemble en faveur du maintien des attraits du secteur.

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