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Canaux de distribution hôtelière: l’avenir appartient aux réservations en ligne

Berne, 22.03.2018

L’essor des plateformes de réservation en ligne (OTA) est constant. Le grand gagnant est Booking.com qui ne cesse d’asseoir sa position dominante dans le domaine, aux dépens des autres acteurs en ligne. Quant aux réservations directes, elles ont bénéficié en 2017 d’un léger regain d’intérêt auprès de la clientèle.

Après avoir connu un véritable boom en 2016, les plateformes de réservation en ligne (OTA) n’ont que peu étendu leur part de marché en 2017. Celle-ci représente aujourd’hui 27,7 % des nuitées. Le développement est variable d’une OTA à l’autre. Booking.com a réussi à porter sa part relative sur le marché OTA de 73,3% en 2016 à 75,6% en 2016. A l’inverse, HRS a considérablement perdu du terrain, ce qui correspond à la tendance des dernières années (parts de marché de 5,0 %). Expedia est resté stable par rapport à l’année précédente (part de marché de 13,4 %), en raison surtout de l’augmentation des hôtes des Etats-Unis qui privilégient Expedia. Aucun nouvel acteur important n’a réussi à pénétrer le marché suisse de la réservation en ligne. En somme, Booking.com continue de pousser ses concurrents hors du marché et construit une position de monopole. Aujourd’hui, 44% des hôtels génèrent plus de 30 % de toutes les nuitées via les OTA et pour près d’un établissement sur cinq, cette part dépasse 50%, ce qui témoigne de la forte dépendance de nombreux établissements vis-à-vis de ces partenaires de distribution.

Booking.com, HRS et Expedia sont les plateformes les plus souvent utilisées par les hôtes d’Allemagne et de Suisse. Expedia est très prisé par les visiteurs en provenance de l’espace anglo-saxon. Les visiteurs en provenance d’Asie ou des Etats arabes réservent moins volontiers via ces OTA.

Outre la croissance de Booking.com, les réservations directes ont elles aussi légèrement progressé par rapport à l’année précédente. Avec une part de marché de 59,2 % (contre 58,3% en 2016), elles figurent toujours parmi les principaux canaux de vente. La croissance des ventes directes est surtout le fait des canaux qui ne sont pas soumis à une clause de parité tarifaire et où les hôteliers peuvent librement fixer les prix. Le débat autour de la clause de parité étroite que les OTA imposent aux hôteliers, de même que les mesures soutenues de marketing en ligne que ces derniers ont engagées ont sans doute incité les hôtes suisses en premier lieu à opter plus souvent pour des réservations par téléphone ou sur le site propre de l’hôtel. Néanmoins, la tendance sur le long terme s’écarte du hors ligne et penche nettement pour les réservations en ligne (surtout via les OTA et les sites des hôtels en temps réel) qui représentaient en 2017 déjà près de 40% des nuitées. Il ressort en outre de l’analyse des résultats, que l’interdiction de la clause de parité étendue en 2015 n’a guère créé d’incitations pour encourager la concurrence entre les plateformes au moyen de prix différenciés.

Ces résultats ressortent de l’enquête annuelle sur la situation de distribution et des ventes dans l’hôtellerie suisse que réalise l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis avec le soutien d‘hotelleriesuisse. Les résultats présentés reposent sur les réponses fournies par 270 hôtels du pays interrogés en ligne entre janvier et février 2018.

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